Environnement


Les marcs de raisins, les lies de vins seraient des résidus impactant pour l’environnement s’ils étaient rejetés tels quels dans le milieu naturel. Si les vignerons devaient épandre ou composter leurs marcs de raisins en respectant les règles environnementales, cela leur coûterait entre 60 € et 110 € par tonne (source Expérimentation Nationale sur la valorisation des sous-produits viticoles).

Les marcs de raisins contiennent des jus d’égouttage. Ils sont récupérés par les distilleries pendant l’ensilage. Ces jus riches en matières organiques et en alcool représentent un volume de l’ordre de 1,2 millions d’hectolitres.

 

Des composés organiques volatiles piégés à la source par les distilleries

 

 

Composés Organiques Volatiles (COV) : Ils regroupent une multitude de substances dont certaines présentent des risques pour la santé. D’autres, en se dégradant dans l’atmosphère, contribuent à perturber des équilibres chimiques (formation ou accumulation dans l’environnement de composés nocifs pour les espèces animales ou végétales). L’éthanol est l’un des nombreux COV existant. Or, les marcs de raisins bruts alcoolisés étant ensilés dans les distilleries,  les émissions de COV sont très faibles. Elles sont 850 fois plus importantes en cas d’épandage et 2 350 fois plus importantes en cas de compostage de marcs bruts. (source Expérimentation Nationale sur la valorisation des sous-produits). Ainsi, en ensilant les marcs et en les désalcoolisant les distilleries captent les COV à la source.

 

 

 

L’équivalent d’une ville de 6 millions d’habitants dépolluée

 

Demande Chimique en Oxygène  (DCO) : Les 850 000 tonnes de marcs de raisins  et les 1,5 millions hectolitres de lies produits chaque année représentent 300 000 tonnes de DCO qui mesurent la charge polluante (source UNGDA). Le rapport d’information déposé par la délégation de l’Assemblée Nationale pour l’Union Européenne N° 3643 précise : « Cette mesure de distillation des sous-produits contribue à protéger l’environnement puisqu’elle empêche de libérer dans le milieu naturel des sous- produits très polluants compte –tenu de leur nature organique et de leur forte teneur en alcool. Le Ministère de l’Agriculture indique à cet égard que la pollution ainsi traitée est estimée à celle d’une ville de plus de 6 millions d’habitants pendant un an. »

 

Les entreprises adhérentes de la FNDCV et la Protection de l’environnement